đź”´ Global News pĂ©nètre dans l’hĂ´pital très frĂ©quentĂ© de Scarborough | Dresser son chien


Initiative de journalisme local

Le thème du carnaval du Far West Vernon considéré comme «profondément dérangeant» et «offensant» par certains

Les peuples autochtones et les alliĂ©s du nord de l’Okanagan se sont prononcĂ©s contre le nom du carnaval d’hiver annuel de Vernon de cette annĂ©e, «Far West», le qualifiant d ‘«anti-autochtone» et de «problĂ©matique». «Le racisme systĂ©mique dans notre sociĂ©tĂ© est Ă©vident lorsque les organisations d’un Ă©vĂ©nement vieux de 61 ans pensent toujours qu’il est acceptable d’utiliser des thèmes problĂ©matiques comme celui-ci», dĂ©clare Dina Brown, une femme Syilx qui travaille, vit et pratique sa culture et ses cĂ©rĂ©monies traditions sur son territoire d’origine dans l’Okanagan. La ville de Vernon est une ville de plus de 40 000 habitants, entourĂ©e de lacs et de collines. Ă€ l’ouest de la ville se trouve la communautĂ© de la bande indienne de l’Okanagan (OKIB), une communautĂ© des Premières Nations comptant plus de 2 000 membres. La communautĂ© est en grande partie composĂ©e de Syilx, les premiers habitants de Suqnaqinx (Okanagan). Le carnaval d’hiver de Vernon est un Ă©vĂ©nement annuel très frĂ©quentĂ© qui se dĂ©roule gĂ©nĂ©ralement sur une pĂ©riode de dix jours et propose plus de 100 activitĂ©s auxquelles les gens peuvent participer. En raison de la pandĂ©mie en cours, l’Ă©vĂ©nement de cette annĂ©e sera un peu diffĂ©rent, tandis que le festival et des activitĂ©s limitĂ©es sont promues dans une brochure et sur les mĂ©dias sociaux. Brown, et d’autres intĂ©ressĂ©s par le thème du «Far West», disent qu’il contribue Ă  un rĂ©cit colonial. «Je suis surpris qu’ils n’aient pas rĂ©flĂ©chi Ă  la façon dont cela aurait un impact sur les communautĂ©s locales de couleur et marginalisĂ©es dont les ancĂŞtres ont Ă©tĂ© littĂ©ralement touchĂ©s par cette Ă©poque», dit Brown. «Le Far West me fait penser Ă  une Ă©poque oĂą les gens sont venus en AmĂ©rique du Nord et y ont vu une terre Ă  coloniser et des gens Ă  coloniser et Ă  assimiler. C’est vraiment collant, vraiment offensant. Brown dit qu’elle est surprise par le manque d’engagement avec les communautĂ©s locales. «Cela aurait pu ĂŞtre fait diffĂ©remment», dit-elle. Margo Tamez, auteure, poète et historienne dĂ©nĂ©e Nde ‘titulaire d’une maĂ®trise en beaux-arts et d’un doctorat en philosophie, rĂ©side Ă  N’sisooloxw (l’endroit oĂą le ruisseau s’assèche), près de Vernon. Elle dit que le thème du «Far West» est «une approbation publique de l’amnĂ©sie historique en masse et du manque de respect dĂ©libĂ©rĂ© envers les peuples autochtones de cet endroit – les Sqilxw et Syilx. «Cette idĂ©ologie prĂ©datrice des colons de moquerie anti-indigène du passĂ© historique Ă  Vernon et dans le territoire non cĂ©dĂ© de Sqilxw est profondĂ©ment troublante et inacceptable Ă  un moment oĂą la sociĂ©tĂ© a pour mandat de s’attaquer au problème. [Truth and Reconciliation Commission’s] 94 appels Ă  l’action », dit Tamez. «C’est un Ă©chec majeur dans la promulgation de la responsabilitĂ©, de la vĂ©ritĂ© ou de la justice. Vernon – fais mieux. Les 94 appels Ă  l’action de la CVR visaient Ă  «redresser l’hĂ©ritage des pensionnats indiens et Ă  faire progresser le processus de rĂ©conciliation canadienne», selon le rapport de 2015. Le Canada a fait de nombreuses promesses et engagements pour rĂ©pondre aux appels Ă  l’action et donner un sens au mot «rĂ©conciliation», en particulier pour les peuples autochtones. En dĂ©cembre 2020, le gouvernement fĂ©dĂ©ral a dĂ©posĂ© le projet de loi C-15, une loi concernant la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), destinĂ©e Ă  aligner les lois du Canada sur la dĂ©claration internationale. Selon Brown, le thème du Festival d’hiver de Vernon fait un pas dans la direction opposĂ©e aux intentions Ă©noncĂ©es par la TRC et l’UNDRIP. La langue compte, dit-elle, faisant rĂ©fĂ©rence au dĂ©fi du hashtag des carnavals qui faisait la promotion des selfies sur la terre avec le hashtag, #mywildwest. «Dire« My Wild West »a cette notion de vouloir nous apprivoiser, ce qui contribue au rĂ©cit colonial de l’affirmation du contrĂ´le et de la domination sur la terre», dit Brown. Erik Tamez-Hrabovsky, un colon et alliĂ© vivant dans le nord de l’Okanagan dit que c’est un problème dont tous les Vernonites doivent prendre note. « Tout [of this] face au mouvement #LandBack et au besoin dĂ©sespĂ©rĂ© de redresser le racisme systĂ©mique – ce qui devrait ĂŞtre les mots-clĂ©s pour 2021 », dit-il. «Celui qui a choisi ce thème ou mĂŞme qui soutient aveuglĂ©ment cet Ă©vĂ©nement est complice. Renseignez-vous, Vernon, s’il vous plaĂ®t, car tout n’est pas très amusant. Nous devrions parler et ne pas rester silencieux! IndigiNews a contactĂ© la directrice gĂ©nĂ©rale du Carnaval d’hiver de Vernon, Vicki Proulx, qui dit que si elle avait connu l’ampleur du bouleversement causĂ© par le thème, elle aurait fait les choses diffĂ©remment. «Quelques personnes nous ont contactĂ©s Ă  propos du thème, estimant que c’Ă©tait peut-ĂŞtre inapproprié», dĂ©clare Proulx. «Nous n’avons jamais eu l’intention de crĂ©er un thème qui exclurait ou placerait un groupe de personnes avant un autre. Ce n’est jamais l’intention du carnaval. Proulx dit que contrairement aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, cette annĂ©e, le but du carnaval Ă©tait d’inclure plus de reprĂ©sentation autochtone. Dans le cadre de ces efforts, le comitĂ© organisateur a embauchĂ© un agent de liaison autochtone grâce Ă  une subvention communautaire pour les jeunes, qui, selon Proulx, a Ă©tĂ© «fantastique pour nous aider, vous savez, Ă  chercher Ă  Ă©tablir ces partenariats et cette relation. «Il y a toujours une peur que quelqu’un soit offensĂ©, quoi qu’il arrive, et ce n’est jamais l’intention», dit Proulx. Le festival existe depuis 61 ans, mais les relations avec les communautĂ©s autochtones locales ne font que commencer Ă  bien des Ă©gards, dit-elle. «La culture du festival est quelque chose qui fait dĂ©faut depuis Ă  peu près 61 ans.» Ă€ l’avenir, ils espèrent stimuler l’engagement. «Nous avons hâte d’avoir un membre de la bande indienne de l’Okanagan au sein de notre conseil en tant qu’administrateur permanent», dĂ©clare Proulx. Mais selon Brown, le thème de cette annĂ©e dissuade toute implication future et davantage d’efforts doivent ĂŞtre faits pour Ă©viter tout prĂ©judice. «Cette notion du« Far West »et du colonialisme alimente vraiment le racisme systĂ©mique», dit Brown. «Il dĂ©peint le racisme systĂ©mique, qui Ă  ses racines vient du colonialisme», dit Brown. «Les Syilx ont toujours eu des liens profonds avec cette terre et cette rĂ©gion. Ne pas parler, alors que mes grands-parents n’Ă©taient pas autorisĂ©s Ă  s’exprimer dans les pensionnats indiens, serait problĂ©matique. Cela me montre simplement que Vernon Winter Carnival n’est pas prĂŞt Ă  respecter ou Ă  s’engager avec les Syilx. » Kelsie Kilawna, journaliste de l’Initiative de journalisme local, The Discourse

Ă©duquer mon chien

Chien Dressage Note moyenne : 4.8 (98%) sur 137 votes

Laisser un commentaire