🔴 Des scientifiques noirs dénoncent le racisme à la suite des meurtres de la police | Dresser son chien


Les gens se rassemblent au Martin Luther King, Jr. Memorial à Washington DC lors d'une manifestation contre la brutalité policière

Des manifestants se sont rassemblés aux États-Unis et dans le monde pour dénoncer le racisme et la brutalité policière.Crédits: Drew Angerer / Getty

Alors que des manifestants aux États-Unis et dans le monde entier remplissaient les rues la semaine dernière pour protester contre la brutalitĂ© policière et l’injustice raciale, les scientifiques noirs ont dĂ©plorĂ© ouvertement les mĂ©dias sociaux, appelant Ă  l’action contre le racisme dans la sociĂ©tĂ© et dans la science.

De nombreuses façons Ă©noncĂ©es par lesquelles les institutions et les collègues, des collaborateurs aux organisateurs de rĂ©unions, pourraient soutenir les scientifiques noirs. Certains ont poussĂ© les universitĂ©s et les sociĂ©tĂ©s scientifiques Ă  publier des dĂ©clarations contre le racisme. Et plusieurs ont tweetĂ© que le poids des Ă©vĂ©nements actuels rendait encore plus difficile pour eux de faire leur travail dans une profession qui marginalise dĂ©jĂ  les femmes et les personnes de couleur – et les scientifiques noirs en particulier.

«Je n’y suis pas encore», a Ă©crit Desmond Upton Patton, professeur de travail social Ă  l’UniversitĂ© Columbia, Ă  New York. «Je lutte avec la gentillesse, le pardon, l’empathie. Je me sens poussĂ© Ă  prendre des dĂ©cisions, Ă  aller aux rĂ©unions et Ă  «me prĂ©senter». Je ne suis tout simplement pas prĂŞt.

La mort de George Floyd après avoir Ă©tĂ© immobilisĂ© et agenouillĂ© par la police Ă  Minneapolis, Minnesota, le 25 mai, couplĂ©e au meurtre d’Ahmaud Arbery, Breonna Taylor et d’autres Noirs amĂ©ricains a dĂ©clenchĂ© des manifestations largement pacifiques Ă  travers le pays. La rĂ©ponse de la police Ă  certains rassemblements, qui comprenait l’utilisation d’irritants chimiques et de projectiles, a fait la une des journaux et a suscitĂ© la condamnation des groupes de dĂ©fense des droits civiques.

Les scientifiques s’organisent Ă©galement. Des centaines de personnes envisagent d’arrĂŞter leurs recherches le 10 juin, dans le cadre d’une grève universitaire en faveur du mouvement plus large. L’objectif est «de faire une pause, de donner une pause aux universitaires noirs et de donner aux autres l’occasion de rĂ©flĂ©chir Ă  leur propre complicitĂ© dans le racisme anti-noir dans les universitĂ©s et leurs communautĂ©s locales et mondiales», selon une description de l’un des groupes organiser cet Ă©vĂ©nement. Les recherches urgentes sur le COVID-19 peuvent se poursuivre, ont Ă©crit les organisateurs. Avec le hashtag #BlackintheIvory, des centaines ont dĂ©crit la manière dont ils avaient personnellement fait face aux prĂ©jugĂ©s scientifiques en raison de leur identitĂ©.

Beaucoup sont Ă©puisĂ©s par le flot de nouvelles dĂ©chirantes. Cassandra Extavour, biologiste Ă©volutionniste et dĂ©veloppementiste Ă  l’UniversitĂ© Harvard de Cambridge, Massachusetts, a dĂ©clarĂ© que les rapports sur la brutalitĂ© policière et les meurtres parallèlement au racisme systĂ©mique dans son domaine testent sa volontĂ© de rester dans la science.

«Chaque fois que l’un de nous est rejetĂ©, battu, renvoyĂ©, ridiculisĂ© ou assassinĂ©, je me demande pourquoi je suis toujours dans le milieu universitaire», elle a Ă©crit dans une sĂ©rie de tweets. «Je rĂ©ponds Ă  ma question en me demandant si aujourd’hui sera le jour oĂą un autre scientifique noir quittera le terrain, sera repoussĂ© par la toxicitĂ© que nous devons traverser chaque jour afin que nous puissions ‘ĂŞtre productifs’ et ‘penser simplement Ă  la science. ‘ Je rĂ©ponds: ‘Pas aujourd’hui.’ »

Eric Wade, spĂ©cialiste des sciences sociales des pĂŞches Ă  l’Oregon State University Ă  Corvallis, a Ă©crit, «Votre BIPOC [Black, Indigenous and people of colour] les Ă©tudiants, les professeurs et le personnel jonglent beaucoup et nous sommes nombreux Ă  devoir lutter contre une montĂ©e pour se sentir appartenir Ă  cet espace. Il a ajoutĂ©: «Le climat social actuel rend les choses plus difficiles.»

Messagerie critique

Au cours de la semaine dernière, de nombreuses universitĂ©s et sociĂ©tĂ©s scientifiques se sont jointes Ă  des organisations de tous bords pour publier des dĂ©clarations sur les troubles civils aux États-Unis. Certains ont Ă©tĂ© critiquĂ©s pour avoir ratĂ© la cible. Par exemple, plusieurs chimistes ont soulignĂ© que l’American Chemical Society (ACS), Ă  Washington DC, a omis des mots clĂ©s, tels que «noir», «brutalitĂ© policière» et «racisme» dans un communiquĂ© publiĂ© le 1er juin, et a contestĂ© la manière dont le communiquĂ© critiquait le recours Ă  la violence pendant les manifestations elles-mĂŞmes. Ce faisant, ont-ils soutenu, la sociĂ©tĂ© a ratĂ© les principaux moteurs du mouvement actuel et n’a pas reconnu la douleur que ses membres noirs ressentaient. Selon certaines analyses, les Noirs amĂ©ricains sont tuĂ©s par la police Ă  plus de deux fois le taux des AmĂ©ricains blancs.

Glenn Ruskin, vice-prĂ©sident des affaires extĂ©rieures et des communications Ă  l’ACS, dit que la sociĂ©tĂ© a suivi cette «rĂ©ponse initiale» avec un message vidĂ©o du prĂ©sident de l’ACS, Luis Echegoyen. «Dans ce message, nous condamnons le racisme, nous sommes solidaires de nos membres noirs et bruns et nous nous engageons Ă  utiliser nos ressources pour rĂ©soudre les problèmes de racisme dans toutes ses manifestations», a dĂ©clarĂ© Ruskin.

De nombreux scientifiques ont mis au dĂ©fi les organisations d’Ă©tayer leurs dĂ©clarations par des actions qui soutiennent ou Ă©lèvent les scientifiques noirs, notamment en partageant leurs chiffres sur la diversitĂ© et en veillant Ă  embaucher des membres du personnel de divers horizons. Certains ont dĂ©crit les mesures que les institutions pourraient prendre pour corriger le racisme systĂ©mique dans la science.

«Bien qu’il soit formidable que les universitĂ©s aient fait des dĂ©clarations publiques condamnant le racisme, il est important que ces dĂ©clarations incluent une liste spĂ©cifique des mesures antiracistes qu’elles prĂ©voient de prendre pour soutenir leurs Ă©tudiants, professeurs et employĂ©s noirs, comme l’augmentation du recrutement et des efforts de rĂ©tention, en soutenant les programmes d’Ă©tudes afro-amĂ©ricaines et en Ă©ducation antiraciste, et en fournissant plus de financement pour soutenir les professeurs et Ă©tudiants noirs » dit Jioni Lewis, psychologue qui Ă©tudie la discrimination et la santĂ© mentale Ă  l’UniversitĂ© du Tennessee, Knoxville.

Des personnes en deuil se rassemblent devant un mémorial où George Floyd a été assassiné par un policier de Minneapolis

Les personnes en deuil se rassemblent à Minneapolis, Minnesota, où George Floyd a été tué par la police le 25 mai.Crédits: Jason Armond / Polaris / eyevine

Jasmine Abrams, spĂ©cialiste du comportement Ă  la Boston University School of Public Health dans le Massachusetts et Ă  la Yale School of Public Health Ă  New Haven, Connecticut, affirme que les universitĂ©s devraient enquĂŞter sur la manière dont leurs professeurs, Ă©tudiants et personnel vivent le racisme et Ă©laborer des plans d’action en consultation des personnes marginalisĂ©es. «Ensuite, ils doivent investir le temps, l’argent et l’Ă©nergie nĂ©cessaires pour dĂ©manteler et sanctionner efficacement et efficacement les structures et pratiques racistes», dit-elle.

Conseils aux alliés

Lesley Weaver, biologiste cellulaire qui s’apprĂŞte Ă  occuper un poste Ă  l’UniversitĂ© de l’Indiana Ă  Bloomington, suggĂ©rĂ© que les institutions et sociĂ©tĂ©s scientifiques devraient veiller Ă  inclure des personnes appartenant Ă  des groupes ethniques minoritaires en tant que rĂ©dacteurs, rĂ©viseurs et auteurs d’articles Ă©valuĂ©s par des pairs; qu’ils donnent aux Ă©tudiants, au personnel et aux membres du corps professoral une formation rĂ©gulière sur la diversitĂ© et l’inclusion; et qu’ils organisent des sessions sur la diversitĂ© lors des grandes confĂ©rences, des Ă©vĂ©nements principaux plutĂ´t que des actes parallèles qui doivent rivaliser pour attirer l’attention des sessions simultanĂ©es.

«Si le monde universitaire veut soutenir les scientifiques noirs, ils les formeront et les soutiendront au lieu d’utiliser des corps noirs pour un certain nombre de quotas», a Ă©crit Weaver. «Si le monde universitaire veut soutenir les scientifiques noirs, il ne faudra pas une autre mort et un soulèvement insensĂ©s pour qu’il soit clair que la vie des Noirs compte.»

S’adressant directement Ă  son propre domaine de la biologie cellulaire, elle a suggĂ©rĂ© d’arrĂŞter l’utilisation des cellules HeLa, l’extraordinaire lignĂ©e cellulaire que les mĂ©decins de l’hĂ´pital Johns Hopkins de Baltimore, dans le Maryland, ont prĂ©levĂ©e et cultivĂ©e sans l’autorisation d’Henrietta Lacks, une pauvre femme noire, en 1951.

Abrams de mĂŞme Ă©numĂ©rĂ© les façons dont les scientifiques pourraient ĂŞtre des alliĂ©s aux collègues noirs: «Laissez tomber nos noms pour des opportunitĂ©s spĂ©ciales ou des embauches. Publiez notre travail sur vos rĂ©seaux sociaux. Citez-nous dans vos papiers. Votez en faveur de nos renouvellements de contrat, de notre mandat et de notre promotion. » Insistant sur le fait qu’un tel soutien dans les espaces publics fait une diffĂ©rence, elle a Ă©crit: «Dites quelque chose (au lieu de venir secrètement par notre bureau plus tard) lors de la rĂ©union de la facultĂ©, du couloir ou de la salle de classe lorsqu’un collègue ou un Ă©tudiant dit / fait quelque chose implicitement ou explicitement raciste. » Les dĂ©fis auxquels les scientifiques noirs sont confrontĂ©s – et que voient actuellement leurs collègues blancs – ne sont pas nouveaux, a-t-elle ajoutĂ©. «Gardez Ă  l’esprit que la plantation a Ă©tĂ© en feu pour nous et que pour la plupart, c’est une lutte quotidienne lĂ©gitime pour faire notre travail. Nous apprĂ©cions que vous nous contactiez, mais nous apprĂ©cierions davantage que vous nous aidiez Ă  Ă©teindre le feu.

Au milieu du maelström, Bianca Jones Marlin, neuroscientifique Ă  l’UniversitĂ© de Columbia, a publiĂ© un message vidĂ©o adressĂ© Ă  d’autres scientifiques noirs – parler Ă  haute voix de quelque chose qu’elle aurait souhaitĂ© avoir entendu Ă  des moments difficiles de son passĂ©, «que votre prĂ©sence en science est importante, que votre objectif en science soit vu», a-t-elle dit. «Je suis ici pour entendre vos histoires. Parce que je comprends.

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