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«  Je ne pouvais pas vraiment respirer  »: ancien détenu sous COVID-19 à la prison fédérale

Un jeune de 24 ans libĂ©rĂ© en janvier après avoir contractĂ© le COVID-19 au pĂ©nitencier de la Saskatchewan (Sask. Pen) Ă  Prince Albert a dĂ©crit une rĂ©cente flambĂ©e dans l’Ă©tablissement comme «inĂ©vitable». L’ancien dĂ©tenu Chastin Hall a dĂ©clarĂ© qu’il avait Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© le 20 avril pour violation de la libĂ©ration conditionnelle et non-respect d’un couvre-feu. Bien que son mandat ait expirĂ© le 24 juillet de l’annĂ©e dernière, il a Ă©tĂ© placĂ© en dĂ©tention provisoire en raison d’autres affaires devant les tribunaux et libĂ©rĂ© le 21 janvier, a-t-il dĂ©clarĂ©. Hall a dĂ©clarĂ© que le fait de garder les dĂ©tenus plus longtemps que leur peine initiale avait Ă©galement contribuĂ© Ă  l’encombrement du pĂ©nitencier – facilitant la propagation du virus. «J’ai Ă©tĂ© testĂ© trois fois au dĂ©but et je suis revenu nĂ©gatif. Après la quatrième fois, je suis revenu positif, car ils m’ont juste gardĂ© sur le terrain, et ils ne m’ont pas laissĂ© quitter le champ de tir ou quoi que ce soit. Ils m’ont juste laissĂ© lĂ -bas et je l’ai finalement eu », a dĂ©clarĂ© Hall. «La propagation Ă©tait inĂ©vitable en raison du nombre de personnes qu’ils ont enfermĂ©es dans un petit endroit.» Hall a dĂ©clarĂ© que les Ă©quipements de protection individuelle (EPI) n’Ă©taient pas utilisĂ©s correctement et que les dĂ©tenus testĂ©s positifs pour le virus n’Ă©taient pas mis en quarantaine. Il a dit que les dĂ©tenus qui avaient Ă©tĂ© testĂ©s positifs pour le virus Ă©taient «dĂ©placĂ©s» dans la population gĂ©nĂ©rale. Hall a dĂ©clarĂ© que les dĂ©tenus n’auraient pas dĂ» ĂŞtre transfĂ©rĂ©s entre les Ă©tablissements pendant que le virus se propageait. «Ce n’Ă©tait qu’une question de temps car ils faisaient encore des transferts quand il y avait COVID. Et il n’Ă©tait pas censĂ© se passer quoi que ce soit de ce genre. C’est ainsi que le transfert des dĂ©tenus au pĂ©nitencier a Ă©tĂ© effectuĂ© au dĂ©part du Manitoba », a dĂ©clarĂ© Hall. «Vous ĂŞtes lĂ  24 heures sur 24 et le gars Ă  cĂ´tĂ© de vous n’est peut-ĂŞtre qu’Ă  trois ou quatre pieds de vous, donc ça se propage, et l’air ne fait circuler que l’air qui est dĂ©jĂ  Ă  l’intĂ©rieur de la prison. Donc, ça s’est propagĂ© dans l’air. Il a dĂ©clarĂ© qu’il avait Ă©tĂ© obligĂ© d’utiliser le mĂŞme masque pendant un mois et que les dĂ©tenus n’avaient pas appris Ă  utiliser correctement les masques faciaux et a dĂ©crit que les infirmières ne changeaient pas leur EPI lorsqu’elles quittaient les zones oĂą les dĂ©tenus atteints du COVID-19 Ă©taient dĂ©tenus. «Ils sont censĂ©s apprendre aux gens comment enlever leurs masques et chaque morceau de matĂ©riel que vous avez sur vous pour Ă©liminer correctement. Mais ils n’enseignent jamais cela Ă  personne. Je ne le savais mĂŞme pas avant de sortir. Ils n’imposent Ă  personne de porter des masques ou quoi que ce soit », a dĂ©clarĂ© Hall. «Vous ĂŞtes censĂ© utiliser un nouveau masque après quelques utilisations – ne l’avoir que si longtemps. Mais j’ai eu un masque pendant un mois entier parce qu’ils ne m’en ont pas donnĂ© un autre. La santĂ© publique a dĂ©clarĂ© une Ă©closion au Sask. Pen le 12 dĂ©cembre qui reste inscrit par la Saskatchewan Health Authority comme actif. L’institution fĂ©dĂ©rale a emboĂ®tĂ© le pas, après avoir annoncĂ© une Ă©closion au pĂ©nitencier le 15 dĂ©cembre. Au 25 janvier, le SCC a dĂ©clarĂ© qu’il n’y avait plus de cas actifs connus de COVID-19 parmi les dĂ©tenus de l’Ă©tablissement, signalant une amĂ©lioration de la situation parmi les dĂ©tenus et le personnel. Le vice-chef national du Congrès des peuples autochtones, Kim Beaudin, a signalĂ© le nombre disproportionnĂ© d’Autochtones incarcĂ©rĂ©s au pĂ©nitencier et a comparĂ© les conditions Ă  une «condamnation Ă  mort» pour les dĂ©tenus. Il a demandĂ© au SCC de libĂ©rer tous les dĂ©tenus dĂ©tenus pour des infractions non violentes et de veiller Ă  ce que tous les dĂ©tenus infectĂ©s bĂ©nĂ©ficient d’un logement sĂ©parĂ© des autres dĂ©tenus. «J’exhorte Ă©galement Ă  ce que ceux qui sont gardĂ©s en cage dans les pĂ©nitenciers fĂ©dĂ©raux coloniaux du Canada aient accès aux programmes, soient en contact avec leurs proches et bĂ©nĂ©voles, et aux fournitures nĂ©cessaires pour sortir vivants de cette crise», a dĂ©clarĂ© Beaudin. «L’inaction signalera aux peuples autochtones que nos vies n’ont pas d’importance et que le gouvernement fĂ©dĂ©ral demeure incapable de surmonter l’hĂ©ritage colonialiste. Le taux d’incarcĂ©ration des Autochtones dans les Ă©tablissements correctionnels provinciaux en Saskatchewan oscille autour de 76%. Au pĂ©nitencier de la Saskatchewan, qui est un Ă©tablissement fĂ©dĂ©ral, le nombre est d’environ 65 p. Selon les donnĂ©es disponibles dans le rapport annuel du bureau de l’enquĂŞteur correctionnel (2018-2019), «les dĂ©linquants autochtones sont surreprĂ©sentĂ©s dans le nombre d’incidents de tentative de suicide, reprĂ©sentant 39% de tous ces incidents au cours des 10 dernières annĂ©es.  » Le dernier rapport annuel de l’enquĂŞteur correctionnel du Canada a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au Parlement le 18 fĂ©vrier. Dans son dernier rapport, l’enquĂŞteur correctionnel du Canada, Ivan Zinger a dĂ©clarĂ© que les problèmes du milieu de travail et de la culture d’entreprise du SCC crĂ©ent des conditions dĂ©favorables pour les dĂ©tenus. L’attachĂ©e de presse du ministre de la SĂ©curitĂ© publique Bill Blair, Mary-Liz Power, a dĂ©clarĂ© au Prince Albert Daily Herald en dĂ©cembre que le gouvernement fĂ©dĂ©ral avait mis en Ĺ“uvre un certain nombre de protocoles pour contenir la propagation du COVID-19 dans ses installations. «Aucun segment de la sociĂ©tĂ© n’a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ© par le COVID-19. Notre gouvernement se concentre sur la protection et le soutien de tous les Canadiens, y compris les dĂ©tenus et le personnel correctionnel », a dĂ©clarĂ© M. Power. «Nous connaissons les vulnĂ©rabilitĂ©s uniques auxquelles font face les Ă©tablissements correctionnels pendant cette crise de santĂ© publique. En rĂ©ponse aux cas de COVID-19 dans les Ă©tablissements fĂ©dĂ©raux, le Service correctionnel du Canada (SCC) a mis en place de vastes mesures de prĂ©vention et de contrĂ´le des infections dans tous les Ă©tablissements, Ă  tous les niveaux de sĂ©curitĂ©. Ces mesures comprennent des masques obligatoires pour les dĂ©tenus et le personnel, des mesures de distance physique, un dĂ©pistage actif de la santĂ© de toute personne entrant dans un Ă©tablissement, la recherche des contacts et un nettoyage et une dĂ©sinfection accrus et amĂ©liorĂ©s sur les sites. Des tests rapides sont Ă©galement utilisĂ©s Ă  la fois pour le personnel et les dĂ©tenus, a-t-elle dĂ©clarĂ©. Depuis le dĂ©but du mois de mars, la population carcĂ©rale fĂ©dĂ©rale globale a diminuĂ© de plus de 1 300 dĂ©tenus. Les personnes transfĂ©rĂ©es au pĂ©nitencier de la Saskatchewan sont soumises Ă  un dĂ©pistage du COVID-19. Les dĂ©tenus transfĂ©rĂ©s dans l’Ă©tablissement sont mĂ©dicalement isolĂ©s pendant 14 jours après leur arrivĂ©e, a dĂ©clarĂ© Power. «Ils bĂ©nĂ©ficient du soutien du personnel mĂ©dical ainsi que du personnel de l’unitĂ© pendant leur isolement. Ils sont logĂ©s dans une unitĂ© sĂ©parĂ©e pendant leur isolement. Le SCC travaille en Ă©troite collaboration avec des experts locaux de la santĂ© publique pour guider leur rĂ©ponse Ă  la pandĂ©mie du COVID-19. Ils ont dĂ©jĂ  renforcĂ© leurs procĂ©dures de prĂ©vention des infections pour protĂ©ger le personnel, les dĂ©linquants et la communautĂ©. » Power a dĂ©clarĂ© que des Ă©quipements de protection individuelle supplĂ©mentaires Ă©taient Ă©galement mis Ă  la disposition des dĂ©tenus et du personnel, au besoin. Hall a dĂ©clarĂ© que les dĂ©tenus avaient commencĂ© Ă  perdre espoir Ă  mesure que le virus se propageait dans le pĂ©nitencier et parce qu’ils n’Ă©taient pas autorisĂ©s Ă  sortir pour un peu d’air frais pendant la journĂ©e pendant qu’ils Ă©taient enfermĂ©s. «Ils gardent simplement les gars enfermĂ©s dans leurs cellules. MĂŞme les gars qui sont dĂ©jĂ  rĂ©tablis ne passent pas beaucoup de temps hors de leur cellule – comme une demi-heure par jour. Cela fait 23 heures et demie enfermĂ© dans une cellule. Et la façon dont ils traitent tout le monde, c’est qu’ils ont simplement arrĂŞtĂ© de venir faire des contrĂ´les de santĂ© », a dĂ©clarĂ© Hall. Il a dĂ©crit la mort d’un ami du virus qui, selon lui, avait Ă©tĂ© refusĂ© lorsqu’il a demandĂ© Ă  ĂŞtre mis en quarantaine et a dĂ©clarĂ© qu’il avait dĂ» ĂŞtre tĂ©moin de plusieurs tentatives de suicide de prisonniers qui avaient Ă©tĂ© submergĂ©s par les conditions pendant l’Ă©pidĂ©mie. «Il y avait quelques types qui se sont suicidĂ©s. Quand mon ami s’est pendu, il n’y avait pas de garde pour venir l’aider ou quoi que ce soit et j’ai dĂ» crier pour un garde. Cela nous a pris environ 15 minutes, et il a Ă©tĂ© suspendu pendant si longtemps. Il a survĂ©cu cependant. Ă€ peine. «Je pouvais voir mon autre ami; il n’Ă©tait qu’Ă  huit cellules environ de moi. Il s’est pendu et les infirmières ont dĂ» venir le rĂ©animer et l’emmener Ă  l’hĂ´pital », a dĂ©clarĂ© Hall. «Il y a mon seul copain, Charles Francis, il leur disait: ‘Je suis vraiment vulnĂ©rable, j’ai la cinquantaine.’ Il le disait Ă  l’infirmière et il a dit: «Je ne veux pas attraper le COVID». «Il a finalement attrapĂ© COVID après que nous l’ayons tous attrapĂ© et il est allĂ© Ă  l’hĂ´pital; il est restĂ© lĂ  pendant environ un mois. Puis ils sont venus un jour et nous ont juste dit qu’il Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©. S’ils l’avaient mieux gĂ©rĂ©, il aurait Ă©tĂ© encore lĂ . La porte-parole Kelly Dae Dash a dĂ©clarĂ© que le SCC fournit ses propres soins de santĂ© aux dĂ©tenus et a «des professionnels de la santĂ© dĂ©vouĂ©s dans ses Ă©tablissements, y compris des infirmières et des mĂ©decins, qui surveillent de près tout le monde en isolement mĂ©dical». «La santĂ© et la sĂ©curitĂ© de nos employĂ©s, des dĂ©linquants et du public demeurent notre prioritĂ© absolue pendant cette pandĂ©mie de santĂ© publique», a dĂ©clarĂ© Dash. Dash a dĂ©clarĂ© que les mouvements des dĂ©tenus Ă©taient rĂ©duits au minimum et que le SCC avait modifiĂ© les routines pour assurer une bonne distance physique et rĂ©duire la transmission possible dans diffĂ©rentes plages afin de limiter la transmission autant que possible. «Compte tenu du milieu de vie fermĂ©, les dĂ©tenus positifs et les contacts Ă©troits s’isolent mĂ©dicalement dans leurs cellules. Pendant la pĂ©riode d’isolement, les dĂ©tenus ont accès au personnel de santĂ© ainsi qu’au personnel de l’Ă©tablissement », a dĂ©clarĂ© Dash. «De plus, le personnel de santĂ© effectue des contrĂ´les de bien-ĂŞtre tout au long de la journĂ©e.» Le SCC a dĂ©clarĂ© que mĂŞme si les dĂ©tenus s’isolaient eux-mĂŞmes dans leurs cellules individuelles, ils avaient accès quotidiennement Ă  des tĂ©lĂ©phones, des douches et du temps hors de leurs cellules tandis que les mesures de distance physique Ă©taient maintenues. Les dĂ©tenus peuvent Ă©galement demander des visites tĂ©lĂ©phoniques avec des aĂ®nĂ©s et des aumĂ´niers, a dĂ©clarĂ© Dash. «Le pĂ©nitencier de la Saskatchewan a Ă©galement offert aux dĂ©tenus des forfaits de bien-ĂŞtre comprenant des activitĂ©s individuelles et des collations. Des repas et des mĂ©dicaments sont livrĂ©s aux dĂ©tenus. » Mais Hall a dĂ©clarĂ© que le rĂ©cit prĂ©sentĂ© par le gouvernement fĂ©dĂ©ral et le SCC ne reflĂ©tait pas du tout son expĂ©rience au pĂ©nitencier. Lorsque Hall a Ă©tĂ© testĂ© positif, il a Ă©tĂ© gardĂ© dans la mĂŞme cellule sur la mĂŞme plage avec des dĂ©tenus en bonne santĂ©. Il a dit qu’on lui donnait de temps en temps une boĂ®te de jus et une barre granola supplĂ©mentaire, mais que le personnel vĂ©rifiait rarement comment il allait pendant qu’il Ă©tait malade. «Ils sont Ă  peine venus. MĂŞme quand je lui ai dit que je ne me sentais pas vraiment bien. Que je ne pouvais pas vraiment respirer », a dĂ©clarĂ© Hall. Hall se sentait «  obligĂ©  » de contracter le virus parce qu’il Ă©tait dĂ©tenu dans le mĂŞme bloc que les dĂ©tenus malades alors qu’il Ă©tait en bonne santĂ©. Les cellules sont seulement divisĂ©es par des barres, a-t-il dit, permettant Ă  l’air de circuler librement entre elles. Quand il a finalement Ă©tĂ© libĂ©rĂ© après sa convalescence, les gardes l’ont conduit Ă  travers la population gĂ©nĂ©rale et Ă  la porte d’entrĂ©e, a dĂ©clarĂ© Hall. «La façon dont certaines personnes disent qu’elles gèrent les choses est très diffĂ©rente de ce qu’elles font vraiment et cela met beaucoup de vies en danger. Peu importe ce que cette personne a fait, elle est toujours humaine. Je crois que nos droits de l’homme sont importants et que personne ne devrait ĂŞtre forcĂ© de contracter le COVID ou simplement de souffrir et de voir ses amis mourir Ă  cause de cela. Hall, qui est membre de la Première nation de Big River, a dĂ©plorĂ© le taux Ă©levĂ© de dĂ©tenus autochtones en Saskatchewan. Stylo. Il a dit que beaucoup sont devenus tellement habituĂ©s Ă  la vie carcĂ©rale qu’ils sont incapables de fonctionner en dehors du système ou de retourner dans leurs communautĂ©s d’origine et de se sentir en sĂ©curitĂ©. Il a dĂ©clarĂ© que de meilleurs programmes sont nĂ©cessaires pour rĂ©intĂ©grer les prisonniers dans la sociĂ©tĂ© une fois libĂ©rĂ©s. «Tout ce qu’ils savent, c’est la prison, et ils ont peur quand ils sortent. Alors, ils veulent rentrer tout de suite parce que c’est tout ce qu’ils savent. Il y a beaucoup de gars comme ça », a dĂ©clarĂ© Hall. Hall avait quelques mots pour les amis qu’il avait laissĂ©s au pĂ©nitencier. «Restez fort, gardez la tĂŞte haute. Et quand vous sortez, faites une diffĂ©rence. Au lieu de faire une statistique et de se retrouver en prison. Vous pouvez crĂ©er une vie meilleure pour vous-mĂŞme. » Michael Bramadat-Willcock, journaliste de l’Initiative de journalisme local, The Northern Advocate

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